Chantiers de l'ANOCI

CHANTIERS DE L’ANOCI : L’exercice de transparence à l’épreuve du chantage
 

Les chantiers de l’Agence nationale de l’organisation de la conférence islamique (Anoci) n’ont jamais été autant mis au devant de la scène médiatique. Après les accusations gratuites dans l’affaire Pape Malick Ndiaye ’’le Corbeau’’, c’est autour du Syndicat des architectes du Sénégal de chercher à jeter le discrédit sur les travaux d’élargissement, d’aménagement et d’embellissement de la Corniche Ouest.

Alors que, quelques jours auparavant, une mission du Fonds monétaire international (Fmi) plébiscitait l’Agence dirigée par le duo Karim Wade-Abdoulaye Baldé pour la qualité du management et des règles de transparence mises en oeuvre pour réussir le pari de l’organisation du 11ème sommet de l’Oci au mois de mars 2008 à Dakar.

D’autant plus que l’ambition du président du Conseil de surveillance de l’Anoci et du directeur exécutif reste la volonté de relever le défi de la mobilité urbaine à Dakar et la modernisation des infrastructures routières et hôtelières, pour faire de Dakar, un "hub" sous-régional.

,Controverse autour les chantiers de la Corniche Ouest ? Le doute ne saurait s’installer dans la conduite de cet ambitieux projet d’élargissement, d’aménagement et d’embellissement de la Corniche Ouest de Dakar. Même si, l’ambition clairement affirmée par le président du Conseil de surveillance de l’Anoci, Karim Wade, est d’en faire la plus belle Corniche d’Afrique. Et à la lumière du rapport du Syndicat des architectes du Sénégal (Synas), les responsables de l’Agence se refusent à croire que les principes de bonne gestion et de transparence ont été foulés au pied. Faisant la genèse de cette affaire, Madior Sylla, le responsable de la Division Communication de l’Anoci, tient à préciser que : ’’tout est parti d’un premier rapport du syndicat des architectes qui signalait des manquements sur le chantier de la Corniche, surtout par rapport à la mobilité des handicapés. Le président du Conseil de surveillance s’est félicité de l’esprit constructif et de la démarche. Par la suite, il a été décidé la mise en oeuvre d’une commission ad-hoc pour poursuivre la réflexion dans une dynamique participative’’.

De l’avis de Madior Sylla, il faut comprendre que les chantiers de la Corniche n’ont pas été réceptionnés. C’est simplement, pour alléger les difficultés liées à la mobilité urbaine, que la décision a été prise d’ouvrir certains tronçons pour une meilleure fluidité de la circulation aux heures de pointe.

’’Mais, à chaque fois qu’un problème était signalé, nous apportions les correctifs nécessaires au fur et à mesure’’, souligne t-il.

Dans ce même ordre d’idées, Madior Sylla trouve ’’ahurissant’’ le fait qu’on cherche à exercer ’’un chantage’’ sur l’Anoci. ’’Sinon, comment comprendre qu’on puisse avancer dans un rapport qu’un kilomètre de goudron coûte 4,6 milliards sur la Corniche Ouest.

On n’a pas besoin d’être technicien pour savoir que c’est aberrant’’. D’autant plus les ’’2x2 voies de la Corniche’’ englobent des tunnels, des trémies, un toboggan ; autant d’ouvrages de dernière génération dont la réalisation impose une certaine expertise avérée’’.

A cet effet, Madior Sylla soutient que Cheikh Sarr de la Cde (l’entreprise sénégalaise en groupement avec Al Kharafi) a eu raison de dire qu’il fallait diviser le montant avancé par le syndicat des architectes par dix, eu égard à la nature des travaux entrepris sur ces 19 km.

A cela s’ajoute, selon Madior Sylla, les problèmes d’assainissement qui ont été réglés sur cette partie de la capitale pour les prochaines années. Dans la mesure où, tout le système a été remis à neuf pour éviter que le drainage des eaux pose problème aux populations riveraines du projet. ’’Il est vrai, comme l’a reconnu Madior Sylla, que le chantier n’est pas parfait. ’’Karim et Baldé ont été les premiers à l’affirmer, parce qu’ils descendent régulièrement sur le chantier pour constater l’état d’avancement des travaux.

Mieux, l’entreprise est interpellée chaque jour suivant la nature des imperfections constatées ; qu’il s’agisse de la mobilité des handicapés ou de la Tr émis du Millénaire. Sur toutes ces questions, des décisions importantes ont été prises et Cde a été sommée de réparer. Nous l’avons rappelé au syndicat lors de nos rencontres’’.

Relativement à l’exécution des chantiers de la Corniche, Madior Sylla soutient que les gens oublient très souvent que nous sommes en milieu urbain. ’’Nous avons voulu manager cet ambitieux projet en faisant en sorte qu’il y ait moins d’expropriation. Car, le souci de l’Anoci, c’est que les populations souffrent le moins des désagréments. Ainsi, au regard de tout ce qui précède, le responsable de la Division Communication pense que l’Anoci est dans un exercice de transparence, alors que les autre sont ’’’dans un exercice de chantage’’. Sinon, comment comprendre la décision prise par le syndicat de saisir le Tribunal pénal international (Tpi) pour ’’crime économique ’’ ? ’’Cela donne simplement une idée de la personnalité de ce syndicat peu représentatif’’, argue M. Sylla.

DOUDOU SARR NIANG

CHANTIERS DE L’ANOCI : Une obligation de rendre compte
 

L’Anoci, une maison de verre ! Ce slogan traduit le souci des autorités de l’Agence nationale de l’Anoci de faire de la transparence, leur credo. Mieux, souligne Madior Sylla, aucune Agence ne fait mieux que nous en matière de transparence et de gestion des deniers public. Car, nous avons une obligation de rendre compte ; aussi bien au Conseil de surveillance qu’à d’autres structures. Qui plus est, le contrôle de gestion de l’Agence est assuré par un cabinet de renommée internationale CICE Deloitte.

A cet effet, M. Sylla pense qu’il faut faire le distinguo entre les interpellations légitimes et ceux qui cherchent à installer la confusion au sein de l’Agence.

Tout simplement parce qu’elle est dirigée par le fils du président de la République. ’’Aujourd’hui, le démenti cinglant a été apporté par la récente visite de la mission du Fmi qui a été impressionnée par les travaux entrepris par l’Anoci en route vers le Sommet de mars 2008. La mission a noté que l’Apix et l’Anoci sont des agences qui acceptent les règles en matière de passation de marchés’’. Dès lors, aucune objection n’a été soulevé par ce partenaire financier du Sénégal.

L’Oci confirme la tenue du sommet

Le vrai défi de l’Anoci, c’est de respecter les délais de livraison de ses chantiers. Et, il est heureux de constater que Karim Wade et son équipe ont bien travaillé pour réussir la mission qui leur a été confiée par le président de la République.

’’Les ouvrages seront réceptionnés avant le Sommet. Nous avons tenu une réunion avec toutes les entreprises qui interviennent dans les chantiers routiers. Elles nous ont donné l’assurance que les délais seront respectés. Il en est de même pour les infrastructures hôtelières qui connaissent un niveau d’exécution satisfaisant’’.

Pour Madior Sylla, le challenge du management de l’Anoci, c’est de n’accuser aucun retard dans le chronogramme d’exécution des travaux. En d’autres termes, nos serons prêts pour mars 2008’’. Quid de la décision de report du 11ème Sommet de l’Oci ? Madior Sylla soutient que l’Anoci n’en a pas été informé ; ni par le président de la République, le Secrétaire général de l’Oci, le ministère des Affaires étrangères ou encore des pays comme l’Arabie saoudite ou le Qatar.

’’Il y a quelques jours, le Secrétaire général de l’Oci nous a confirmés, depuis la Turquie, la tenue du Sommet à Dakar. Il nous a même transmis les thèmes qui seront discutés lors de ce sommet extrêmement important dans la vie de la Ummah islamique.

D. SARR NIANG

 

 

Ces “irrégularités” d’architectes ...
 

Le Syndicat national des architectes du Sénégal (Synas) relève des irrégularités dans l’exécution des travaux de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci) dans un rapport de synthèse publié en juillet dernier.

Dans ce document qui a été repris par nos confrères du "Quotidien", samedi dernier, les architectes disent ne pas comprendre “ les libertés et les libéralités qui ont été permises dans le financement des projets routiers ”.

Selon le rapport, 63 milliards de Fcfa ont été débloqués pour la construction de 16 kilomètres de routes seulement.

Le syndicat des architectes demande des explications sur les coûts réels des routes. Il s’agit notamment des trois tronçons dont le premier part du Bloc des Madeleines à la Place Bienvenue de Fann-Résidence long de 6 km. Celui-ci est réalisé pour une enveloppe de 22 milliards de Fcfa, selon le rapport.

Le deuxième axe routier, de la place de Bienvenue aux Mamelles engloutit 16 milliards de Fcfa sur une distance de 4 kilomètres. Le dernier concerne l’agrandissement de la Voie de dégagement (Vdn) nord pour une enveloppe de 20 milliards de Fcfa sur 6 kilomètres.

Selon le rapport, le kilomètre de route réalisé par l’Anoci coûte 4,6 milliards de Fcfa, soient 43 millions par mètre de route, alors qu’un kilomètre de route en deux fois deux voies n’excède pas normalement 500 millions de Fcfa. “Il n’est pas décent que les projets routiers de l’Anoci puissent coûter dix fois plus cher que les projets normaux ”, se désole le syndicat. Le rapport relève des contorsions financières et procédurales dans la mise en œuvre des ouvrages.

Prenant l’exemple de la route Bloc des Madeleines/Place Bienvenue, il note qu’en sus de l’enveloppe de 22 milliards de Fcfa, 5 autres milliards sont dégagés pour des travaux supplémentaires.

Le rapport fait remarquer qu’il y a une mise à l’écart des architectes.“ Une manifestation d’intérêt avait été lancée en 2005 par l’Anoci pour inviter les architectes à offrir leurs services dans le cadre de ces travaux d’aménagement, malheureusement cette consultation a été classées sans suite ”, dénonce-t-il.

Dans la même veine, le rapport s’insurge contre le choix des entreprises chargées de la mise en œuvre des travaux.

BABACAR DIONE

Ces “irrégularités” d’architectes ...
 

Le Syndicat national des architectes du Sénégal (Synas) relève des irrégularités dans l’exécution des travaux de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci) dans un rapport de synthèse publié en juillet dernier.

Dans ce document qui a été repris par nos confrères du "Quotidien", samedi dernier, les architectes disent ne pas comprendre “ les libertés et les libéralités qui ont été permises dans le financement des projets routiers ”.

Selon le rapport, 63 milliards de Fcfa ont été débloqués pour la construction de 16 kilomètres de routes seulement.

Le syndicat des architectes demande des explications sur les coûts réels des routes. Il s’agit notamment des trois tronçons dont le premier part du Bloc des Madeleines à la Place Bienvenue de Fann-Résidence long de 6 km. Celui-ci est réalisé pour une enveloppe de 22 milliards de Fcfa, selon le rapport.

Le deuxième axe routier, de la place de Bienvenue aux Mamelles engloutit 16 milliards de Fcfa sur une distance de 4 kilomètres. Le dernier concerne l’agrandissement de la Voie de dégagement (Vdn) nord pour une enveloppe de 20 milliards de Fcfa sur 6 kilomètres.

Selon le rapport, le kilomètre de route réalisé par l’Anoci coûte 4,6 milliards de Fcfa, soient 43 millions par mètre de route, alors qu’un kilomètre de route en deux fois deux voies n’excède pas normalement 500 millions de Fcfa. “Il n’est pas décent que les projets routiers de l’Anoci puissent coûter dix fois plus cher que les projets normaux ”, se désole le syndicat. Le rapport relève des contorsions financières et procédurales dans la mise en œuvre des ouvrages.

Prenant l’exemple de la route Bloc des Madeleines/Place Bienvenue, il note qu’en sus de l’enveloppe de 22 milliards de Fcfa, 5 autres milliards sont dégagés pour des travaux supplémentaires.

Le rapport fait remarquer qu’il y a une mise à l’écart des architectes.“ Une manifestation d’intérêt avait été lancée en 2005 par l’Anoci pour inviter les architectes à offrir leurs services dans le cadre de ces travaux d’aménagement, malheureusement cette consultation a été classées sans suite ”, dénonce-t-il.

Dans la même veine, le rapport s’insurge contre le choix des entreprises chargées de la mise en œuvre des travaux.

BABACAR DIONE

Ces “irrégularités” d’architectes ...
 

Le Syndicat national des architectes du Sénégal (Synas) relève des irrégularités dans l’exécution des travaux de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci) dans un rapport de synthèse publié en juillet dernier.

Dans ce document qui a été repris par nos confrères du "Quotidien", samedi dernier, les architectes disent ne pas comprendre “ les libertés et les libéralités qui ont été permises dans le financement des projets routiers ”.

Selon le rapport, 63 milliards de Fcfa ont été débloqués pour la construction de 16 kilomètres de routes seulement.

Le syndicat des architectes demande des explications sur les coûts réels des routes. Il s’agit notamment des trois tronçons dont le premier part du Bloc des Madeleines à la Place Bienvenue de Fann-Résidence long de 6 km. Celui-ci est réalisé pour une enveloppe de 22 milliards de Fcfa, selon le rapport.

Le deuxième axe routier, de la place de Bienvenue aux Mamelles engloutit 16 milliards de Fcfa sur une distance de 4 kilomètres. Le dernier concerne l’agrandissement de la Voie de dégagement (Vdn) nord pour une enveloppe de 20 milliards de Fcfa sur 6 kilomètres.

Selon le rapport, le kilomètre de route réalisé par l’Anoci coûte 4,6 milliards de Fcfa, soient 43 millions par mètre de route, alors qu’un kilomètre de route en deux fois deux voies n’excède pas normalement 500 millions de Fcfa. “Il n’est pas décent que les projets routiers de l’Anoci puissent coûter dix fois plus cher que les projets normaux ”, se désole le syndicat. Le rapport relève des contorsions financières et procédurales dans la mise en œuvre des ouvrages.

Prenant l’exemple de la route Bloc des Madeleines/Place Bienvenue, il note qu’en sus de l’enveloppe de 22 milliards de Fcfa, 5 autres milliards sont dégagés pour des travaux supplémentaires.

Le rapport fait remarquer qu’il y a une mise à l’écart des architectes.“ Une manifestation d’intérêt avait été lancée en 2005 par l’Anoci pour inviter les architectes à offrir leurs services dans le cadre de ces travaux d’aménagement, malheureusement cette consultation a été classées sans suite ”, dénonce-t-il.

Dans la même veine, le rapport s’insurge contre le choix des entreprises chargées de la mise en œuvre des travaux.

BABACAR DIONE



Article ajouté le 2009-02-20 , consulté 3 fois

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