Municipales 2009 à Guéoul

Municipales à Guéoul

La famille chérifienne exempte de tout reproche

Par Doudou-SARR NIANG*

Dans le journal « Le POPulaire » daté du jeudi 26 mars 2009, la famille chérifienne de Guéoul a été la cible d’une attaque savamment orchestrée par une célébrité locale qui a choisi délibérément de porter atteinte à l’honorabilité de la famille de Cheikh’Al Mahfou Ould Cheikhna Cheikh Saad-Bouh. Et, il est malheureux de constater, sous le couvert d’un « Off » (une dizaine de lignes sans signature), que des esprits revanchards, puissent manifester autant de haine vis-à-vis d’une famille qui a simplement choisi de ne pas jouer le parti de la versatilité et de l’adversité. Heureusement que ce même « Off » a eu le mérite de révéler le double jeu d’un bon client de ce journal qui fait passer ses servitudes sous la plume d’un rédacteur à l’antichambre d’une pratique journalistique d’excellence.

Que l’on ne s’y trompe pas ! Cette information porte la signature d’un esprit hideux et haineux prompt à vouloir semer le doute et le désordre au plus haut sommet de l’Etat. Au regard des effets induits tant recherchés, il est difficile de dédouaner les agitations de cette intelligence tardive qui pense que les Guéoulois qui ont choisi de déserter son basse-cour ne sont rien que des âmes malchanceuses. Ce prébendier imbu de sa charité ne porte pas Guéoul en estime. Sinon, comment comprendre qu’il se soit attaqué, de manière si insidieuse, à cette famille qui assure, à Guéoul et environs, les fonctions de régulation sociale. Cet acharnement n’est rien d’autre qu’une aveuglante tentative de masquer des carences porteuses d’un échec retentissant à l’échelle du département de Kébémer. A cet égard, l’article du journal le « POPulaire » a le mérite de démasquer le double jeu d’un pseudo-gagnant qui a voulu jeter le discrédit sur la famille chérifienne ; sous prétexte que le khalife général de Cheikhna Mouhamed Fadel Ould Cheikh’Al Mahfou Ould Cheikhna Cheikh Saad-Bouh ne roule pas pour lui. C’est mal comprendre l’héritage incarné par Chérif Beuh Aïdara , mais aussi la justesse et la noblesse de la mission héritée de son vénéré père Cheikhna Mouhamed Fadel.

Une chose est sûre : le soutien de la famille chérifienne de Guéoul est acquise à tout Guéoulois ; qu‘il soit de souche ou d‘adoption. Mieux, cette famille dans toutes ses composantes, transcende les appartenances ethniques et autres clivages partisans. A cet effet, le parti-pris des Guéoulois pour le vrai changement ; un changement tant souhaité le 22 mars 2009, ne porte pas son empreinte. Mais, celle des Guéoulois, tous âges confondus, qui ont voulu sanctionner l’arrogance, le mépris et le mensonge. Ces derniers ont choisi d’être les seuls remparts contre les élucubrations démagogiques et la duperie érigés en règle. Dès lors, ce n’est pas une « commande ferme » qui peut remettre en cause les relations privilégiées unissant les familles de Mor Taula Wade à celle de Cheikhna Cheikh Saad-Bouh Abihi et plus particulièrement la famille chérifienne de Guéoul ; celle de Cheikh’Al Mahfou Ould Cheikhna Cheikh Saad-Bouh. Alors, cet homme qui s’est proposé de démanteler ces relations n’a rien compris. Car, Mor Taula Wade, le père du président de la République Me Abdoulaye Wade, fit acte d’allégeance à Cheikh Saad-Bouh Abihi dans les années dix. Faut-il le rappeler, au moment de partir pour la grande guerre (1914-1918), Mor Taula Wade s’en remet à son guide religieux, le vénéré Cheikhna Cheikh Saad-Bouh pour lui demander de formuler des prières afin que Dieu le préserve pour revenir sain et sauf auprès de sa famille. Cheikhna Cheikh Saad-Bouh lui fit comprendre qu’il ne le reverrait plus à son retour de la guerre. Cependant, il demanda à Mor Taula Wade de renouveler son acte d’allégeance au premier de ses fils qu’il rencontra le premier sur la terre sénégalaise. Et ce fut Cheikh’Al Mahfou, l’illustre père de Cheikhna Mohamed Fadel et grand-père de Chérif Beuh Aïdara de Guéoul. Cette relation a su résister à tous les aléas de la vie. La famille de Mor Taula Wade est restée liée à celle de Cheikh’Al Mahfou au point que les défuntes sœurs du chef de l’Etat reposent à Guéoul, non loin du caveau des illustres fils de Cheikhna Cheikh Saad-Bouh ; en l’occurrence Cheikh’Al Mahfou et son frère Cheikh’Al Hadramé.

C’est dire que le plus ignoble des mensonges ne pourra jamais altérer la solidité de ce lien centenaire. Et Me Wade sait pertinemment le degré d’engagement de la famille chérifienne de Guéoul qui a été d’un apport plus que déterminant pour sa réélection en février 2007. Il ne s’agit pas pour nous de trahir un secret d’Etat. Mais, Me Wade et certains plénipotentiaires du PDS savent. Nous aussi, nous connaissons la teneur du message présidentiel et l’engagement pris par Chérif Beuh Aïdara et ses frères, pour l’accomplissement de la destinée présidentielle de Me Wade cette année-là.

Pour mieux comprendre les motivations de ce coup fourré, il faut relire les résultats des dernières élections locales du 22 mars 2009. Ils montrent aisément que celui qui veut incarner le parti de Me Wade n’a pas été capable de rassurer les militants du PDS et leurs alliés de la Coalition Sopi 2009. Encore moins de confirmer l’hégémonie libérale à Guéoul et ses environs. Si la Coalition Sopi a remporté les élections à Guéoul avec une centaine de suffrages d’écart, elle a perdu la communauté rurale de Ngourane. C’est dire que si Guéoul n’avait pas été communalisée à la faveur de l’engagement constant de Chérif Beuh, Me Wade aurait perdu la communauté rurale, comme il a perdu dans le Mbaor ou dans plusieurs autres localités du département de Kébémer placées sous la responsabilité d’un homme perdu dans ses responsabilités payées à prix d’or. Cause pour laquelle, les affirmations gratuites relayées par voie de presse ne constituent qu’une manière de camoufler la débâcle prévisible. Et l’échec le plus patent a été la communauté rurale de Ngourane et sa quarantaine de villages qui ont refusé le diktat imposé par le porteur d’un bilan de 7 ans de gestion d’une communauté rurale griffonné sur une feuille volante. Heureusement que les hommes et les femmes de Ngourane ont fait valoir une maturité politique extraordinaire, en refusant de cautionner le parachutage et le népotisme qui portent la marque de fabrique d’un ex-directeurable et futur ex-ministrable.

Nous aurions aimé lire dans la presse sénégalaise, les remerciements de la Coalition Sopi 2009 à Guéoul à l’endroit de la famille chérifienne qui, publiquement, et à maintes occasions, a rappelé la présence de l’administration locale à ses côtés à l’occasion de son gamou annuel. Et pourtant, elle aurait pu faire éclater au grand jour les motions de défiance qui accompagnent chacune de ses sollicitations. Dans la mesure où, rare ont les actes posés et allant dans le sens de la prise en charge des préoccupations exprimées par Chérif Beuh ou encore la communauté khadre dont les demandes ont été classées sans suite. Si des acolytes voient en Chérif Beuh un adversaire politique ; ils se trompent lourdement. Par ailleurs, il ne faut pas voir dans l’engagement des talibés de la famille, une arme politique redoutable qui pourrait être utilisée demain pour sanctionner les bonimenteurs du village.

Nous autres talibés, avons notre mot à dire. Et Cherif Beuh n’a pas besoin de tracer notre cheminement politique. En dehors de Babacar Samb dit Mbaye trahi par des amis sans scrupules, à l‘odorat argenté, aucune personne investie sur la liste de la Coalition Sopi 2009 n’est représentative de la khadrya à Guéoul. Les talibés de la famille chérifienne aux profils riches et diversifiés ont été écartés d’hommes et de femmes qui ne voient à travers ces descendants du prophète que des gens d’origine mauritanienne. Sous cet angle, il est tout à fait normal que ces types, imbus d’une insolence pécuniaire, cherchent à se mesurer à la descendance de Cheikhna Cheikh Saad-Bouh. Aussi, c’est oublier que la famille chérifienne est d’ascendance royale parce que tirant sa légitimité dans la noblesse cayorienne.

A l’époque du vénéré Cheikhna Mohamed Fadel, personne n’osait se mesurer à lui, ou porter sa voix plus loin que celle de l’illustre fils de Cheikh’Al Mahfou. Des familles entières du voisinage immédiat avaient fait don de leur vie à l’illustre père de Chérif Beuh Aïdara, parce qu’elles vivaient dans la précarité et le dénuement total. Maintenant que l’opulence illusoire a frappé à leurs portes, elles peuvent oublier l’amère saveur de la faim. Tout le contraire de cette noblesse chérifienne qui a su répondre, à chaque fois que le besoin s’est fait sentir, aux sollicitations à la fois nombreuses et diverses de Guéoul et de ses environs. Et ce n’est pas une bande de cagoulards qui pourraient porter atteinte à l’honorabilité de la famille de Cheikh’Al Mahfou qui occupe une place de choix dans la hiérarchie de la khadrya.

Aujourd’hui, nous autres talibés de la famille chérifienne, ne laisserons aucun esprit tordu, semer le doute dans l’esprit du président Wade. Nous n’accepterons plus que les visites nocturnes se révèlent comme des alibis bétonnés au lendemain d’une campagne d’intoxication qui renseigne sur la perfidie de ses commanditaires. Qu’on ne nous dise pas que le journaliste du POPulaire a fait un travail d’investigation ; qu’il n’a pas été briefé par un sniper logé dans une maison à étage inachevée. Sinon, comment comprendre qu’il n’a même pas pris la peine de vérifier l’information ; juste en appelant au téléphone les membres de famille (le numéro de téléphone se trouve dans l’annuaire) pour convenir du bien-fondé de telles allégations. Il lui aurait été loisible de savoir qu’aucun mot d’ordre politique n’avait été donné en direction d’une quelconque coalition en compétition le 22 mars 2009. Chérif Beuh, Cheikh Chaya, Cheikh’Al Hadramy, Cheikh’Al Walid n’ont fait aucune déclaration publique. Il en est de même de la famille de Cheikh Chaya Ould Cheikh’Al Mahfou. Ni Chérif Atkhana, ni Cherif Dah ne se sont prononcées sur ces élections, pour éviter toute forme de supputations préjudiciables à l’harmonie sociale. Et là, nous défions quiconque de le prouver publiquement. Que la famille chérifienne ne se prononce pas ouvertement pour la réélection de Khalifa Dia à la tête de la municipalité de Guéoul ne peut aucunement signifier un mot d’ordre de rejet de cette candidature. Peut-être pour les esprits fêlés qui gravitent autour de ce pacha d’un autre âge. Sinon, comment comprendre que le 22 mars à 19 heures qu’un de ses bras séculier se soit retrouvé, à genou, devant un membre de cette même famille chérifienne pour implorer la grâce divine afin que la Coalition Benno Siggil Senegal ne sorte victorieuse de cette compétition. Ces sbires peuvent chercher à semer le doute dans l’esprit des gens. Mais, nous nous connaissons. Mieux, nous connaissons leur capacité de nuisance. C’est pourquoi, à la lecture de cet « article », les membres de la famille chérifienne se sont sentis trahis au plus profond d’eux-mêmes par ce un groupuscule de démagogues imbus d’intérêts égoïstes, et d’une déloyauté excessive.

Doudou-Sarr NIANG

Doctorant en Science Politique

Chercheur au Laboratoire des Sciences Sociales du Politique (LaSSP)

Institut d’Etudes Politiques (IEP) - Université Toulouse 1 « Sciences sociales »

Membre-associé du Conseil Toulousain des Résidents Etrangers (CoTRE)

Ancien membre du Conseil de surveillance de l’ANOCI

Ancien Rédacteur en chef, Chef du service Politique du Quotidien « Le Soleil »

Président International du Mouvement « Al Jamahirya Islamia » de Chérif Al Walid Ould Cheikhna Mouhamed Fadel Ould Cheikh’Al Mahfou Ould Cheikhna Cheikh Saad-Bouh Abihi

doudousarrniang@yahoo.fr



Article ajouté le 2009-04-10 , consulté 7 fois

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