Abdoulaye Diop, ministre d'Etat

Abdoulaye Diop, ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des finances

Le salaire de l’effort

Par D. SARR NIANG

Pour avoir permis au Sénégal d’atteindre le niveau 6 de la croissance économique, le ministre de l’Economie et des finances, Abdoulaye Diop se devait d’être récompensé par le Président de la république Me Abdoulaye Wade. Ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des finances, le grand argentier de l’Etat le doit certainement au respect de la ligne macro-économique dressée par le chef de l’Etat pour faire du Sénégal un pays émergent, débarrassé dans les prochaines années de la pauvreté. Et aujourd’hui, au-delà du respect de sept des huit critères de convergence qui fait du Sénégal, le premier de la classe UEMAO, notre pays ambitionne d’être le pays-phare de la sous-région ouest-africaine. Cela est possible, dans la mesure où les performances sénégalaises font référence en Afrique. Car, pour ne prendre exemple que sur l’année 2003, le taux de croissance a été porté à 6,5 % alors que (nous) sortions d’une année de sécheresse qui avait annihilé tous les efforts entrepris en 2001 au point de ramener le taux de croissance à 1,1 % en 2002. Dès lors, ce qui s’est passé en 2003, n’est rien d’autre qu’une sorte de rattrapage qui s’est bien opéré au point que notre pays affichait fièrement un niveau de croissance de l’ordre de 6,5 %. Et pourtant la situation normale aurait été qu’on se retrouvât avec un taux de croissance de 5 %. Fort heureusement, grâce à une bonne tenue des finances de la république et une application … savante des directives présidentielles, l’Economie sénégalaise a effectué un grand bon en avant. Car, en lieu et place du rattrapage, notre pays s’est retrouvé avec un taux de croissance de 6 %. Et cela, malgré le péril acridien et le déficit pluviométrique qui se sont traduits par des moindres performances dans l’agriculture ( + 2 %).

Aujourd’hui, lorsque les historiens auront à analyser les performances de l’économie sénégalaise des années post-alternance, 2004 marquera incontestablement une rupture. Pour la bonne et simple raison que le Sénégal est passé à un palier de croissance supérieur. Dès lors, le nouveau défi pour Abdoulaye Diop, nouveau ministre d’Etat, c’est d’accompagner la marche du Sénégal pour la réalisation de l’objectif : Niveau 7 de croissance. L’espoir est permis avec la mise en œuvre de l’ensemble des programmes d’infrastructures. Mais aussi et surtout de la stratégie de croissance accélérée garant de l’émergence de notre économie. D’ores et déjà, l’éligibilité du Sénégal au Millenium Challenge account pour la mise en place de la plate-forme multi-fonctionnelle de Diamniadio ( et ses 100 000 emplois ; plus que ce que les socialistes ont fait en quarante ans) donne des raisons d’espérer.



Article ajouté le 2007-10-20 , consulté 17 fois

Commentaires


Meut Gaye le 26/06/2008 à 22:16:42
Bravojeumcayorien j4ai parcouru ton blog

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