Bonne gouvernance, exigence de transparence
Bonne gouvernance, devoir de transparence
Une certaine opposition désormais disqualifiée pour en parler
Par Doudou SARR NIANG
Indéniablement, certains députés ont rompu hier le pacte de fidélité qui les liait au peuple sénégalais. Sinon, comment comprendre que ces élus aient pu un moment choisir de ne pas défendre les intérêts des Sénégalais, ceux-là qui leur ont confié leurs suffrages à l’issue d’élections démocratiques et transparentes ? En présence d’un tel forfait, le peuple doit se poser un certain nombre de questions sur les véritables motivations de ces députés qui ont osé le défier, non pas dans le sens d’une quête de légitimité, mais simplement pour assouvir des désirs de politique politicienne. Car, ce qui fonde certaines motivations, ce n’est ni plus ni moins qu’une forme assez sournoise de trahison devant les intérêts supérieurs de la nation. C’est en cela que l’attitude de certains de nos parlementaires est vraiment choquante. Et tous les démocrates épris de pax et de justice doivent aujourd’hui être attristés et atterrés par de tels comportements. Pour la bonne et simple raison qu’il s’était simplement agi hier de poser un débat citoyen qui n’a rien à voir avec le débat politique que certains ont voulu imposer au peuple sénégalais. Dès lors, il faut comprendre qu’on ne puisse pas vouloir une chose et son contraire. Car, à travers l’acte qui a été posé hier, l’Assemblée nationale a voulu simplement permettre la manifestation de la vérité afin que toute la lumière soit faite sur l’affaire des chantiers de Thiès qui ont englouti 19 milliards.
Le devoir de rendre compte au peuple aurait du imposer à ces députés une certaine posture pour sortir la tête haute de ce rendez-vous avec l’histoire. Malheureusement, ils ont choisi un chemin sans issue, qui ne mène nulle part, face à l’exigence de vérité qui fonde la démarche de la majorité. Une majorité qui a permis l’Assemblée nationale de retrouver hier, toute sa noblesse. Alors, il est heureux de constater que les députés, qui sont véritablement investis de la confiance populaire, ont joué leur rôle jusqu’au bout. Simplement, parce qu’ils étaient animés d’un souci de faire éclater la vérité afin que tout le monde soit édifié sur cette affaire qui fait mal aux honnêtes citoyens, ces contribuables sénégalais qui s’acquittent tant bien que mal de leurs obligations vis-à-vis de l’Etat. C’est ce que nous autres citoyens attendions de la représentation nationale. Tout le contraire de ces personnes qui ont été épinglés par le rapport de haute facture de l’Inspection générale d’Etat, cet organe de contrôle qui a su déceler, dans ses moindres détails, tous les trucs et astuces mis en œuvre pour s’enrichir sans cause et sans… aucune limite. Alors, c’est une fierté légitime qui doit animer aujourd’hui tout Sénégalais épris de paix, d’équité et justice et d’équité. Pour la bonne et simple raison que nul ne peut se prévaloir d’être au-dessus de la loi, fut-il un ex-Premier ministre. Dès lors, les députés qui ont voté pour la mise en accusation de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck devant la Haute Cour de Justice sont de vrais patriotes, soucieux des intérêts supérieurs de la nation. Sinon, comment comprendre cette adhésion populaire qui a accompagné le vote d’hier inscrit en lettres d’or dans les annales de l’histoire politique du Sénégal ? Dès lors, on ne peut pas reprocher au président Wade d’avoir instrumentalisé les députés de la majorité qui ont voté en âme et conscience. En parfaite connaissance de cause des intérêts supérieurs de la nation. Au moins, ces vaillants parlementaires-là méritent, à bien des égards, cette appellation… d’honorables députés.
Ces comptes bancaires savamment dissimulés
Ce qui extrêmement grave dans l’affaire des chantiers de Thiès, ce n’est pas seulement ces 19 milliards pompés sur les caisses de l’Etat. Il y a eu plus que cela avec l’ouverture de six comptes qui ont été savamment dissimulés dans certaines banques, au point que, lors de la passation de service entre l’actuel locataire de la « Maison militaire », l’ex-Premier ministre n’ait pas jugé utile d’en faire cas. C’est cette stratégie de dissimulation qui doit être mise à nu afin que triomphe la lumière une bonne fois pour toute. Autre chose plus grave : nombreux sont les honnêtes citoyens sénégalais qui ne comprennent pas cette attitude de ces soi-disant gens qui ne se reprochent rien à l’image de Sidy Kounta qui ont choisi d’user du délit de fuite pour penser échapper à la justice.
D. SARR NIANG
L’intox entretenue par les perdants
Le débat qui a suivi la défaite des apôtres du non, n’est rien d’autre qu’une simple méconnaissance des textes. Car, ils ont voulu entretenir une confusion après le vote par les véritables députés du peuple de la mise en accusation de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck. Sinon, comment comprendre qu’on puisse évoquer la règle de la majorité des 3/5 pour chercher à contester le verdict … des urnes. S’il est admis que l’Assemblée nationale compte 120 députés, il faut vraiment ignorer les textes pour penser que la majorité requise pour entériner l’acte de mise en accusation est de 72 députés. Car, comment comprendre, un seul instant, que l’on puisse comptabiliser dans ce vote les huit membres de la Haute Cour de Justice et les huit suppléants ; soit au total seize députés ? Si on fait un petit calcul, on se rendra aisément compte qu’il ne reste alors que 104 députés. En appliquant la règle des 3/5, la majorité ne pourra excéder 63 députés. Heureusement qu’à l’issue du vote, le camp de la vérité s’est retrouvé avec 69 voix contre 35. Alors, l’intox entretenue par les perdants ne peut aucunement prospérer. Alors, c’est vouloir tromper le peuple que lui faire comprendre qu’il est question de 3/5 de 120 députés plutôt que de 3/5 de 104 députés.
D. SARR NIANG

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