Inondations à Dakar
Inondations avez-vous dit ?
Sacrée météo ! Il pleut des cordes sur Dakar et certains quartiers sont dans le déluge. Ils font pitié, tellement les gens en ont bavé à la faveur de la déferlante qui a submergé leurs rues, leurs cours, leurs maisons, leurs cuisines leurs chambres. Même les localités dits résidentiels n’ont pas échappé à la furie des eaux au point que des zodiacs ont été mis à contribution pour évacuer les habitants. Du jamais vu au Sénégal, en tout cas de mémoire. On aurait dit qu’un Tsunami de faible ampleur est passé par là. Il urge certainement de revoir tout le système d’assainissement de notre chère capitale pour éviter reproduire la scène de l’Arche de Noé, par la simple faute d’une absence de vision prospective. Mais aussi, et surtout, de manque de lucidité lorsque le ciel décide d’ouvrir une nouvelle fois ses vannes. On ose à peine imaginer la catastrophe pour Dakar et ses environs.
Plan Orsec ! A Foundiougne, on aurait du valablement simuler une inondation pour mieux appréhender ce phénomène et les mesures qui s’imposent lorsque la pluie fait plus que de raison sienne pour charrier le trop plein dans les maisons et autres ruelles argileuses. Au moins, les gens auraient pu intérioriser le réflexe qui sauve en de pareilles occasions. Malheureusement, c’est à un autre exercice auquel les différentes parties prenantes du Plan Orsec ont été conviées. Seulement, à l’occasion des opérations, certains manquements ont été notés au point de remettre en cause la pertinence d’une telle opération.
Système d’information géographique ! Certes, le fait d’avoir réquisitionner les pompes privées, participent d’un élan de solidarité pour venir en aide aux Dakarois victimes des inondations du week-end dernier. Cependant, si un problème de cette nature se pose, la coordination des moyens doit être la chose la mieux partagée. Déjà, l’existant doit être revu et corrigé pour permettre une intervention diligente, avant de faire appel aux opérateurs privés qui peuvent se retrouver dans une situation quelque peu défavorable à la suite d’opérations de réquisition. Aujourd’hui, au sortir de cette inondation, un véritable système d’informations géographiques doit être mis en œuvre pour parer à d’éventuels problèmes. Surtout en termes de mobilisation de moyens conséquents aptes à gagner de telles batailles.

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